A Toulouse, c’est la rentrée scolaire pour 46 enfants syriens

Certains sont arrivés en mars dernier et n’étaient toujours pas scolarisés. Leur situation est toujours aussi précaire, mais les enfants sont entrés en classe ce lundi 28 septembre.

 © Bouzid Boutouba Association Solidarity Union Certains enfants ne sont pas allés à l'école depuis 4 ou 5 ans. Certains, jamais.

© Bouzid Boutouba Association Solidarity Union Certains enfants ne sont pas allés à l’école depuis 4 ou 5 ans. Certains, jamais.

 

Ce lundi 28 septembre, c’est la rentrée des classes pour 48 enfants syriens dont les familles se sont réfugiées dans un immeuble insalubre des Izards. Ils sont scolarisés à l’école maternelle de Borderouge, à l’école primaire du Nord (centre-ville), à l’école élémentaire Bénézet (Saint-Cyprien), au collège Rosa Parks, aux Izards et au lycée Stéphane Hessel, dans le quartier Jolimont.

Les écoles des Izards et de Borderouge étant saturées, il fallait trouver des places d’accueil dans d’autres structures, plus éloignées. Mais une navette était donc nécessaire pour les rejoindre.

Ramassage scolaire et classes adaptées

Il a fallu organiser un ramassage scolaire et aussi, des classes adaptées. Ces unités spécialisées, appelées UEPA (Unité pédagogique d’enseignement aux élèves allophones) accueillent des élèves parlant peu ou pas du tout le Français.

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© Bouzid Boutouba Association Solidarity Union « Ils étaient si contents qu’ils se sont mis à chanter », raconte Bouzid Boutouba

L’école élémentaire publique Nord a reçu, ce matin, 11 élèves, pour la plupart en âge d’être en CM1 et CM2. Ils ont intégré pour le moment une classe d’initiation à la langue française. « Certains n’ont jamais été à l’école », assure-t-on à l’école. D’où le décalage entre les enfants Français et les nouveaux arrivants. « Leur vécu est complètement différent, donc ils ne communiquent pas de la même façon. » L’objectif sera de les mélanger le plus tôt possible, mais petit à petit. Certains, arrivés depuis mars, sont déjà capables de s’exprimer un peu en Français.

La langue, encore une barrière

Leur intégration a été grandement facilitée par l’association « Un don ou un partage pour aider les réfugiés syriens de Toulouse ». Leurs traducteurs ont notamment accompagné les enfants en bus, pour les rassurer et faciliter la communication. Une présence qui sécurise aussi bien les familles que l’inspection académique. « Les enfants étaient très contents mais un peu inquiets de voir que le bus allait loin. Ils ont vécu des évènements dramatiques en commun et certains ne voulaient pas être séparés. Plus tard, on essaiera de les regrouper au maximum », explique Bouzid Boutouba, président de l’association.

D’ailleurs, l’équipe a encore du pain sur la planche. De nouvelles familles continuent d’arriver et encore une dizaine d’enfants doivent être scolarisés. « Le rectorat nous a assuré qu’ils allaient les scolariser, » assure Bouzid Boutouba. « C’est primordial car on ne peut pas se permettre de laisser traîner ces gamins dans la rue ».

 

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